Le Gouvernement wallon a adopté, le 27 août 2026, la première Stratégie wallonne d’adaptation aux changements climatiques. Elle définit une vision à l’horizon 2060 et neuf objectifs stratégiques à atteindre d’ici 2040, parmi lesquels figure le renforcement de la résilience des entreprises wallonnes.
Vagues de chaleur, sécheresses, pluies intenses, inondations ou encore incendies de milieux naturels : les conséquences du changement climatique sont déjà observables et devraient s’accentuer au cours des prochaines décennies.
La nouvelle stratégie wallonne vise à mieux anticiper ces risques et à réduire la vulnérabilité du territoire, de la population, des infrastructures, des écosystèmes et des activités économiques. Elle repose notamment sur les conclusions du diagnostic de vulnérabilité climatique de la Wallonie réalisé dans le cadre de l’étude PRW-317.
La stratégie rappelle également que l’adaptation ne remplace pas les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre : les deux démarches doivent être menées conjointement.
Les changements climatiques peuvent affecter les entreprises de multiples manières :
L’exposition varie selon la localisation, le secteur d’activité, les procédés utilisés et la dépendance de l’entreprise à certaines ressources ou infrastructures. Les PME sont particulièrement concernées, car elles disposent souvent de moins de temps et de ressources internes pour analyser et anticiper ces risques.
L’un des neuf objectifs de la stratégie consiste donc spécifiquement à renforcer la résilience climatique des secteurs économiques wallons. À l’horizon 2040, l’ambition est de disposer d’une économie capable d’évoluer avec le climat, de faire face aux événements extrêmes et d’assurer la continuité des activités et des services essentiels.
Pour une entreprise, s’adapter commence par quelques questions concrètes :
La stratégie recommande notamment de privilégier des actions progressives et « sans regret », c’est-à-dire utiles dans différents scénarios climatiques et ne présentant pas de risque de mauvaise adaptation.
Un premier plan d’action couvrant la période 2026-2030 et comprenant une vingtaine de mesures prioritaires doit concrétiser cette stratégie.
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